C’est dans les années vingt que Martino Rigaldo est arrivé en Suisse.
Il venait de son village natal dans le Piémont italien.Actuellement inclus dans le parc naturel du « Grand Paradis », situé au fond d’une vallée alpestre étroite,il n’y avait pas assez de travail pour y faire manger plus de mille deux cent âmes.
Poussé par la faim et le fascisme qui montait en Italie, il trouve refuge à Lausanne où il s’établit aux Escaliers du Marché.
Très populaire et ouvrier à cette époque, comptant plus d’épiceries et de débits de boisson que tout Lausanne actuellement, il travaille le cuivre et l’étain, mais aussi restaure les casseroles et tous les ustensiles ménagers de l’époque.
Son fils Michel, notre père, lui emboîte le pas et une fois la guerre passée, développe le commerce de cuivre et la fabrication de pièces en étain.
L’antiquité devient aussi le moteur d’un développement de l’entreprise avec l’achat et la vente de pièces de plus en plus haut de gamme.
Michel Rigaldo crée le Syndicat Vaudois des antiquaires et le premier « Salon des antiquaires de Lausanne » , aidé dans sa tâche par un petit jeunot de l’époque, Jean-Claude Cottet, et par une antiquaire, Carmen Porchet.
Sa sœur Violette renforce l’équipe en faisant tout le secrétariat. Il est le président du « Salon des Antiquaires de Lausanne » pendant dix ans.
De la Rue de la Mercerie où le magasin se trouve sur une surface de 300 mètres carrés, le commerce émigre dans le prestigieux cadre du « Château d’Allaman ».
Etabli actuellement à la Route de Prilly 4 à Lausanne, les fils Jean-Charles et François reprennent la partie dans les années nonante et continuent actuellement à vendre et à acheter tout bel objet, meuble ancien et tableau, ainsi qu’à restaurer tout meuble et objets d’art et d’antiquité.
